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 Aednyss I. Di Azoras [Etat]

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Date d'inscription : 27/10/2013
Messages : 63



Sujet: Aednyss I. Di Azoras [Etat]
Dim 12 Jan - 9:42



Votre pseudo ;Ici N. ou Serviette H. depuis très récemment (oui, c'est moins mignon du coup) et plein d'autres surnoms. La fruitophilie étant une tare répandue ici, il faut pas s'étonner si je vous parle en permanence de groseilles. Je suis l'une des fonda' & vous vous apercevrez vite que me prendre au sérieux est très difficile parce que les autres me ridiculisent et que JE me ridiculise. Sinon, je n'ai qu'un conseil à vous donner : il ne faut jamais acheter de la viande d'ours avant de l'avoir goutée.

Aednyss Ikaros Di Azoras

S'embrasent tes ailes, sombre ton chagrin




Nom ; Di Azoras Prénoms; Aednyss Ikaros Âge; 28 ans Profession; Prince de Lacryheas Résidence; Sidheim Ordre; Or Information(s) complémentaire(s); texte
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feat. Xanxus, Katekyo Hitman Reborn




Les lumières de la nuit s’envolent, à toute allure, se dilatant en points brillants derrière ses paupières fermées, ses yeux cernés par des trainées violines qui s’épanouissent sur son visage trop pâle. Il pourrait t’apercevoir, à l’ombre d’un regret, il pourrait t’entendre, dans le bruissement d’une aile, il pourrait te sentir, dans la froideur d’une lame. Mais tu lui échappes depuis longtemps, si longtemps, déjà, qu’il s’est tout simplement empêché d’y penser.

à l'ombre de nos âmes vacillantes

C’était une histoire d’ailes brisées, d’ambition trop forte et de fierté mal placée, au fond. Sauf qu’il ne le savait pas, il ne l’a jamais su. Les portes se sont toujours fermées devant Aednyss, les regards se sont toujours retournés face à Aednyss, les voix se sont toujours taries face à Aednyss. Il n’avait ni le charme ni la sympathie ni le regard à la fois ferme et compréhensif de son frère. Il vivait dans son ombre démesurée et ça lui plaisait.

Il s’y immergeait sans peur, se cachait de la réalité sans autre ambition que de porter la sienne au plus haut. Il n’avait pas besoin d’un trône, il n’avait pas besoin de reconnaissance, il avait juste besoin de sa liberté. Un morceau de ciel, un destrier et son rire, libre et sauvage et fier et sans rien pour le retenir, qui pouvait s’emparer du ciel azur.

C’était souvent des « Aednyss, que vais-je faire de toi, tiens-toi correctement, ne rentre pas dans cet état, où-as-tu été encore trainer. Aednyss, par l’amour de Pyrhas, sois plus présentable, tu nous faites honte. Aednyss, écoute-moi, écoute-moi je t’en prie. » qui ruisselaient sur lui sans qu’il n’y prête garde. Il se contentait de sourire, sans penser, sans voir plus loin parce qu’on ne le lui apprenait pas, tout simplement. Il n’était que second et second, ça sonnait bien, ça sonnait comme ne pas avoir de contrainte, ça sonnait comme glaner un peu d’affection par-ci par-là, ça sonnait comme avoir le droit de se battre, d’apprendre comme on le voulait, ça sonnait comme pouvoir rendre fier sans être le meilleur.

Ils finissaient toujours par fermer les yeux sur ses écarts, il n’était pas l’héritier, il n’était qu’une sorte de sauvageon qui avait atterri, on ne sait comment, dans la famille royale. Cadeyrn seul en riait, au fond, heureux, stupidement heureux comme il l’était pour tout et ça lui donnait envie de le rejoindre, ça lui donnait envie de le frapper, de gommer son sourire de son visage parce qu’il pensait que c’était trop beau, trop réel et qu’il ne le méritait pas vraiment.

les cris d’agonie de nos insouciances

Tu regardes toujours sous ton lit, le matin, parce que tu sais que tu peux parfois y trouver quelque chose de nouveau. Un poignard étincelant, une lance fine, des flèches légères et rapide et même, quand tu es très chanceux, une épée lourde et solide. Tu sais de qui ça vient, bien sûr, bien sûr, il n’y a que lui pour t’encourager à te battre. Même si on te murmure que tu n’auras pas besoin de réellement tenir une épée. Même si on te serine que ça ne vaut pas la peine de t’écorcher les mains et le corps pour apprendre à te battre et à te défendre. Même si on t’encourage à apprendre, à t’instruire, à devenir cette ombre terne, au sourire grimaçant et à la voix égale.

Lui, t’encourage. Lui, se contente de dire qu’on aura davantage besoin de toi qui sais te battre. Lui, est tout ce que tu admires et détestes à la fois mais ça ne t’empêche pas de le placer sur un piédestal, là, au loin, où nul ne pourra jamais le faire sombrer.

Tu parcours les couloirs du palais comme une tornade, tu pousses presque toujours quelqu’un sur ton passage parce que tu es comme ça, distrait, vif et toujours pressé. On a vite pris l’habitude de dégager le passage quand on voit au loin ta chevelure noire et tes maîtres s’amusent toujours de voir que pour les entrainements, tu es à l’heure, disponible et prêt alors qu’il suffit d’une réception pour que tu deviennes soudainement acariâtre et lent à venir.

L’indulgence finit toujours par laisser place à l’agacement et, si cela t’affecte d’une manière ou d’une autre, tu le caches. Tu n’es pas un enfant facile, loin de là et tes caprices ont souvent faire le tour du palais, dans une atmosphère tour à tour tendue ou rieuse. Tu n’as pas besoin d’attention. Tu ne crois pas, ce n’est sûrement pas ce que tu recherches. Tu as juste besoin du regard de Cad’ qui te suive, qui t’approuve et ce sont ces petits gestes, ses attentions toujours là à ton égard qui te font redevenir l’enfant peu sûr de lui et un peu perdu que tu es vraiment.

Même si, l’espace d’un moment, tu l’oublies. Même si, à chaque croisement de lame, à chaque coup porté, tu mets de côté ce vide immense, gouffre sans fond dans lequel tu as l’impression de tomber. Tu te raccroches à ce qui passe, tu te raccroches à tes uniques talents : faire mal, encore et encore, en laissant sur ton passage le parfum subtil du scandale.

le poids de nos secrets

C’est l’éveil des âmes, le printemps de la révolte. Sa chère solitude lui pèse, à lui qui s’est si longtemps habitué à aller chasser seul, à fuir la compagnie des amis et des Gardes pour découvrir ses réels talents face aux dangers. Il est si jeune, encore, le deuxième Prince. Tout juste 10 ans et le regard de flamme, la volonté d’acier.

De ce qu’on lui a conseillé, ordonné, même, il n’a rien voulu entendre. C’est la Garde qu’il veut, c’est la Garde qu’il aura. Comme les autres enfants, il s’y forme, s’y détruit parfois la santé mais le fait avec une telle joie, une satisfaction tellement intense qu’on a du mal à distinguer un prince sous ses vêtements maculés de boue, son regard brillant et sa peau zébrée de cicatrices.

Il n’est pas très grand, pour son âge, mince, léger. Son visage peine encore à perdre la douceur de l’enfance et son apparence juvénile devient un atout majeur.

Elle s’appelle Ciará et, avec quelques artifices, la ressemblance est frappante. Il peut dire adieu aux réunions assommantes, aux réceptions barbantes et même aux remontrances. En échange, elle peut rester plus proche de Cadeyrn, l’observer, lui parler, même si ce n’est pas vraiment elle qu’il voit.

(Parfois, il doute. Il se demande si son frère n’a pas percé leur secret et s’il ne les couvre pas, attentif et bienveillant. Il préfère se dire que non et enfouir profondément l’éclair de jalousie qui ne manque jamais de le parcourir. Il n’a jamais su, au fond, à qui il était réellement destiné.)

Ses liens avec les autres se forgent, petit à petit. Souvent, il refuse de retourner dans l’aile du palais qui appartient à la famille royale et préfère vivre entièrement avec les autres. Les visites de Cadeyrn se font plus répétées, il l’a remarqué, quand il est longuement absent et cette attention lui plait, il ne s’en cache pas.

C’est avec fierté qu’il lui montre ses nouveaux tours, c’est avec une joie sincère qu’il lui parle de comment il verrait les Ordres, comment il servirait, comment il ne serait pas juste dans son ombr… Et il arrête. Souvent, très souvent, il sent que ses paroles s’égarent et qu’une rancœur qu’il ne pensait pas posséder le gagne. Il s’en sent coupable, honteux et l’indulgence, la compréhension de son frère la renforcent, en font une brûlure impossible à soigner dans sa fierté.

Il pense, quelque part, qu’il n’a rien de digne ou de fier et de courageux. Il évite juste, lâchement, de lui être comparé en prenant une direction complètement différente.

les cicatrices de nos défaites

Te tenir loin de la vie politique ne te gêne pas, loin de là. Ce que tu apprends, c’est grâce à Cad’ que tu le sais ou des rumeurs ou des confidences des rares personnes à qui tu fais confiance. Le Conseil te laisse de marbre, les visages nobles et revêtant un air identique de mépris voilé à ton égard te font silencieusement rager alors, tu les évites. Tu n’as jamais été bon à ça, les relations sociales, la sympathie, les sourires. Tu n’es pas ton frère, aimé, respecté, tu n’as pas son charme et son talent pour attirer la confiance.

Mais ça ne t’attriste pas, tu t’y es fait. Une autre voie t’attend. Tu as bientôt 18 ans et tu souhaites quitter le palais, quelques temps. Poursuivre ta formation au loin, sans personne pour te retenir, sans personne pour poser un jugement sur tes actes que l’on juge de plus en plus puérils et démesurés. Tu te sens comme un lion en cage, enfermé à jamais entre les murs hauts et clairs. L’ambiance qui y règne te met particulièrement mal à l’aise et c’est avec une crainte grandissante que tu vois les jours menant à ton dix-huitième anniversaire se faner.

Le regard de Cadeyrn te semble lointain, préoccupé. Les rares fois où tu lui as parlé t’ont semblé être des moments confus, des discussions sans queue ni tête où les questions se bousculaient dans son esprit. C’était de la peur, une peur terrible, panique, que tu voyais dans ses yeux clairs et tu sais que c’est la chose la plus terrible que tu n’aies jamais vue de ta courte vie. Ce sentiment d’impuissance, cette résignation vite coupée par sa volonté.

Tu suis ses ordres sans poser de question, comme d’habitude. Tu lui fais confiance, plus qu’à n‘importe qui et quand il te fait ce qui sera sa derrière requête, tu acceptes sans poser de questions.

Quelques jours plus tard, tu arrives dans le palais maculé de sang, les silhouettes fondues dans les chairs en décomposition et les cris d’agonie qui résonnent à tes oreilles. Entre tes mains reposent des armes, de quoi vous défendre et l’ennemi est partout, l’ennemi est impitoyable même quand des pleurs déchirent le silence.

Côte à côte, tu accompagnes tes frères, Gardes, Chevaliers, comme tu aurais dû l’être pour mettre fin au massacre. Les yeux baignés de larme, de sang, le visage tuméfié et les cicatrices déjà suintantes d’un sang presque noir, tu n’en distingues plus le ciel, quand tout est fini.

Tu l’as vu, dans son regard, dans son dernier mot avant qu’il n’emporte avec lui tous les rêves que tu avais eu la connerie de construire. La confirmation que tout est vrai et que seul l’enfer, désormais, vous attend.

les ruines de notre passé

Le Roi est mort, vive le Prince. La phrase lui est restée dans la gorge, une brûlure qui ne s’est pas calmée depuis. A l’aube de ses 18 ans, c’est sur la tête d’Ikaros que s’est posée la couronne. Il l’a rejetée au pied du trône d’un geste rageur parce qu’il n’est pas le Roi, ne sera jamais le Roi. Il restera éternellement le Prince, figé dans sa peine et sa culpabilité.

Les commentaires vont bon train, les soupçons portent sur lui. Impopulaire, beaucoup moins aimé que son frère, il a tout du coupable idéal, prêt à tuer famille et amis dans le simple but de poser la couronne sur sa tête. C’est sa haine qui se déverse en vagues silencieuse à chaque nouvelle accusation, c’est la blessure, terrible, profonde, qui s’ouvre davantage à chaque fois qu’on semble le condamner du regard.

Il sait, quelque part, qui sont réellement ses amis et ses ennemis. Et il a besoin des uns et des autres auprès de lui, pour reconstruire Lacryheas alors que la peur est à son paroxysme.

Les nouvelles consternantes arrivent de partout : crimes, délits, perte de confiance. Et le Marché Noir, encore neuf, se répand comme une trainée de poudre. Introuvable, inadmissible, une insulte à son nom, à son titre.

Il a l’impression d’être le Prince qui ne gouverne rien. Il a l’impression d’être un intrus dans son propre palais. Et il n’a pas l’intention de le quitter alors, ce sont les autres qui devront sortir.

Il construit au fil du temps un Conseil jeune, dynamique. Il veut une nouvelle image de leur royaume, il veut regagner la confiance, il veut que les sacrifices n’aient pas été vains. Il veut tellement de choses et il sait qu’il n’en obtiendra même pas la moitié. Mais il est patient, il est plus réfléchi et plus intelligent qu’on ne le pense. Et il sait que le temps pourra laver ses fautes et redorer son image.

les ruines de notre passé

Tu lui as donné la dernière perle en désespoir de cause. C’était ça, depuis le début. A chaque faute, à chaque besoin de monter ta sincérité, tu rendais à Ciará un fragment de ce bijou qui lui avait été offert par lui. C’était bien égoïste, d’en avoir gardé le dernier fragment pendant si longtemps. Tu as eu du mal à t’en séparer, la sphère était brillante, tout lisse. Elle n’avait certainement pas beaucoup de valeur mais elle avait bien plus pour vous, pour toi.

Tu y as croisé ton reflet déformé, si meurtri, déjà. Si peu ressemblant avec le visage fin et avenant de Cadeyrn. Tu évites de compter les années, les mois, les jours, même si tu les sais par cœur. La blessure se referme à coups de cendre, de charbon, d’acide et de fer mais elle finit toujours par s’ouvrir à nouveau, béante.

Il y a tant de choses que tu n’as pas dites, tant de choses qui t’effraient, encore. Tu tentes de protéger ton palais, tu tentes de protéger ton royaume. Tu as déjà échoué, une fois et c’est pour ça qu’aujourd’hui encore, tu portes le fardeau de ceux qui ne peuvent oublier.

Ils reviendront, ils reviennent toujours. Tu aurais aimé pouvoir regarder sous ton lit, froid et grand et vide parce que tu n’arrives pas à y dormir, pour trouver l’un de ses cadeaux, un dernier signe d’encouragement avant les tempêtes.

Mais il n’y a rien, si ce n’est de la poussière et des regrets accumulés.

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 Aednyss I. Di Azoras [Etat]

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