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 Ciará A. Sweajbel [état]

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Date d'inscription : 04/11/2013
Messages : 29
ID card : vingt-quatre ans ◮ chevalier du prince ◮ Nethjea & Sidheim




Sujet: Ciará A. Sweajbel [état]
Mar 21 Jan - 12:16


Ciará Alexander Sweajbel

dans l'ombre de la lumière    

DÉNOMINATION → Swearjbel, Cierá Alexander
SURNOMS → Alexander la sombre, Chevalier du prince, Corbeau.
ÂGE → 24 ans.
ORDRE → Or.
HABITATION → Sidheim.
NÉE À → Nethjea.
MÉTIER → Chevalier de l'Ordre des Immaculées & baby-sitter du prince
AVATAR → Tania Doberg, Witch Hunter.
Et même si tu es condamnée à errer indéfiniment sans espoir de voir ton propre éclat étouffé par  l’ombre qu’ils projettent sur toi, à mordre la poussière à la moindre erreur, rien ne t’empêche de lever tes yeux vers ses lueurs parsemées dans le ciel nocturne et de tendre le bras dans l’espoir de pouvoir les attraper, ou de voir quelqu’un saisir ta main. Parce que leur yeux sont bandés et leur cœur fermé, tu ne peux qu’attendre et tu ne sais faire que ça puisque les liens qui t’enclavent, tu ne peux t’en débarrasser, car ils sont faits de sang.


***

Des mains qui tendrement répondent à sa détresse, une voix qui calmement apaise ses colères, un regard qui sereinement lui dit que tout ira bien, un parfum familier qui éloigne la solitude ; une femme qui du jour au lendemain a disparu de son quotidien, ne laissant derrière elle que des souvenirs, une présence qui de jour en jour se perd de son aura mais surtout, une enfant. Plus personne ne prit le temps de lui expliquer les choses, ni même de répondre à ses questions, impuissante, elle ne put qu’observer son univers basculer pour un tout autre, plus austère, plus hostile, celui d’un homme qui l’avait toujours intimidé, son père.  


« Ne baisse pas ta garde, attaque ! » l’enfant s’exécute mais au moment de terminer l’arabesque dessinée par la pointe de son épée en bois, et ainsi porter son dernier coup, fatal, elle vacille et une fraction de seconde suffit pour qu’elle se retrouve à terre, le souffle coupé par le coup de genou que le garçon blond lui avait porté. En voulant se relever, elle s’immobilisa, raide en sentant la lame de son adversaire posé contre sa nuque, « n’essaie pas de me faire de l’ombre ou tu le payeras cher, corbeau » siffla-t-il entre ses dent avant de baisser son arme quand il vit le regard résigné de sa demi-sœur, un sourire victorieux étiré sur ses lèvres. Vaincue, elle se releva dès qu’elle aperçut la silhouette de son père se dégager du seuil de la porte, et lorsqu’il fit un pas vers elle, elle quitta la pièce sans lui jeter le moindre regard. L’homme en armure, Jooren, un grand brun d’une trentaine d’année, qui tantôt lui criait des ordres lui emboîta le pas, « pourquoi as-tu hésité ? » mais elle ne ralentit pas la cadence de ses pas et en voulant l’attraper par le col pour l’arrêter il finit par lui tirer sa chevelure sombre en arrière. Elle pivota sur ses talons, furieuse mais baissa rapidement son regard, « ce n’est pas comme si j’allais gagner de toute manière, il m’aurait désarmé avant même que je puisse terminer » murmura-t-elle en haussant ses petites épaules mais cela ne semblait pas convaincre le chevalier. Cela faisait un an qu’il s’était vu confier la tâche de former cette enfant - bien que les  deux premiers mois furent laborieux au point que l’envie de jeter l’enfant dans un sac par-dessus le fleuve qui traversait la région le démangeait, tellement il était exaspéré par cette gamine aussi bien qu’ennuyante que bruyante, n’arrêtait pas de geindre et de réclamer sa mère jusqu’au jour où elle changea radicalement  de comportement –. En tant que mentor, il connaissait bien les capacités son élève : elle avait surpassé son frère mais ce qui lui faisait défaut était son manque cruel de conviction. Du moins, c’est ce qu’il pensait mais plus il l’observait et plus il remarquait que ce n’était pas la conviction qui lui faisait lacune, il y avait autre chose mais il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. « Gamine, je ne sais pas qui est-ce que tu cherches à duper, mais ce ne sera pas moi. Trouve de meilleures excuses… » il sursauta lorsqu’il vit les iris couleur rubis de l’enfant le fixer intensivement, il détestait quand elle le dévisageait ainsi, ça le mettait d’une certaine façon, très mal à l’aise. « Est-ce vraiment important ? » demanda-t-elle d’une voix plus aiguë qu’à son habitude. Découragé, il soupira et passa sa main gantée dans ses cheveux,  cette gamine était une véritable source de frustration mais ce qui l’exaspérait le plus c’était son silence buté. Plus il essaie de défaire ses chaînes et plus elle se referme sur elle-même, alors il ne peut qu’attendre, attendre qu’elle se libère elle-même de ses entraves.  Et puis, quelque chose clochait dans cette maison, une sensation déplaisante qui régnait depuis son arrivée – ou bien avant qu’il n’arrive -, rendant l’atmosphère particulièrement suffocante, non seulement pour lui mais surtout sur pour l’enfant ; de jour en jour, il en voyait les impacts sur elle.  


Mais la vérité aurait sonné comme une excuse. Que je lui dise ou non rien n’aurait changé, il aurait été incapable de me protéger des coups de mon frère, et encore moins de mon père. La seule chose que je désirais vraiment, c’était rester à ses côtés aussi longtemps qu’il m’était permis si lui ne pouvait me promettre de m’emmener loin d’ici avec lui, et j’en doutais fort.  


« Avant que l’Okjear se termine, il nous faudra faire nos adieux », l’enfant lâcha son épée et le dévisagea, surprise par cette soudaine déclaration ce qui arracha au brun un sourire amusé, «  la veille de l’Eseïdhit se déroulera le recrutement pour entrer dans l’Ordre de chevalerie, et puisque ton frère est en âge de s’y présenter, mon devoir se termine avec… » et roulent sur les joues pâles de l’enfant, des larmes qu’elle n’essayait plus de retenir. Il s’approche d’elle, déstabilisé mais hésite à la consoler, la tristesse étant contagieuse. « Si tu pars, je vais être de nouveau seule alors reste, c’est un ordre. » réussit-elle à articuler d’une voix étranglée, « mais rien ne t’empêche de rejoindre l’Ordre cette année, il te faudra juste affronter tes démons et te préparer à en combattre de nouveaux.»

***

« Maintenant, je n’ai plus d’excuse pour faillir à ma promesse, votre majesté» murmura la femme en déposant un baiser sur la perle nacré qu’il lui avait rendu.  Précieuse, elle complétait le seul bien personnel qu’elle possédait, un collier qu’on lui avait offert il y a bien des années de cela, en gage d’une promesse. Malgré son sourire, la tristesse qui se lisait dans son regard la trahissait.


Cela faisait plusieurs semaines qu’elle subissait ce petit manège de servantes qui s’arrêtait près de l’entrée de la salle d’entraînement pour l’observer et discuter. Au début cela ne la gênait pas, mais plus le nombre augmentait et plus les regards et chuchotements commençaient à l’exaspérée si bien qu’elle décocha sa flèche vers leur direction, ce qui leur arracha des cris. Lorsque la demoiselle s’approcha du groupe pour récupérer sa flèche fichée au mur derrière les servantes, elle ne put discerner que le mot « prince » et « …comme deux gouttes d’eau ».  Elle leva les yeux au ciel et reprit son entraînement avec un blâme pour son comportement, jugée comme étant intolérable. Elle eut droit à des heures supplémentaires d’entraînement de la part de Jooren - qui se montrait particulièrement sans merci à son égard depuis son entrée dans l’ordre -, si bien qu’elle se mit simplement à détester ce prince, sans aucune raison, juste parce qu’il avait été mentionné par l’un des servantes et qu’il lui fallait un coupable pour son infortune, et c’était lui. Il fallut que le soir même, après l’avoir maudit à chaque flèche qu’elle devait tirer en guise de punition, elle tombe nez à nez sur lui – elle l’avait déjà aperçu en arrivant au palais - lors d’une de ses escapades nocturnes hors du pavillon martial. Et la première chose qu’il lui dit fut : « Ha mais tu ressembles comme deux gouttes d’eau à… », Instinctivement, elle chercha son arc pour lui tirer une flèche entre les yeux mais elle prit la fuite ne priant que pour une chose : qu’il n’aille pas la dénoncer.

C’est en arpentant un vestibule désert qu’elle le rencontra, il n’avait rien d’un prince à en juger par son apparence, ses vêtements et pourtant, quand elle le vit, elle sut spontanément que c’était le prince auquel les servantes faisaient allusion dans leur phrase. Et ce n’est qu’en le voyant qu’elle comprit sans avoir à les questionner de quoi elles discutaient, et surtout qu’il n’y avait pas qu’un prince mais deux dans ce château. Et sans qu’elle s’en aperçoive, les jours furent plus rapides et plus remplis qu’ils ne l’étaient déjà aux côtés du prince, Aednyss ou bien souvent, de ses précepteurs puisque ce dernier profitait de leur ressemblance pour échapper aux devoirs que lui imposait son étiquette. Elle assistait à ses cours pendant que lui riait à ses dépens mais elle finissait toujours par trouver un moyen pour lui rendre la pareille. Ce qu’elle appréciait le plus lorsqu’elle devait revêtir l’apparence de son double, c’était de pouvoir discuter avec le prince héritier, même si la conversation tournait la majeure partie du temps autour du prince cadet, cadet qu’elle apercevait de loin leur jeter des regards, étranges.  

« Et si tu m’avais fait promettre de te protéger, serais-tu encore parmi nous ? » avec elle, mais surtout avec lui, il avait besoin de lui, cruellement. Depuis sa disparition, il avait changé à tel point que parfois, elle n’arrivait plus à discerner sous les traits de son visage meurtri par les flammes, l’homme avec qui elle partageait la majorité de ses souvenirs d’enfance. À présent, c’était en tant que chevalier qu’elle le servait par devoir, mais aussi par volonté. Rester près de lui, elle en avait fait le serment au régent disparu.



Rester près de lui,
car je serais incapable de le quitter
pour mon propre bien.


Derrière l'écran
N. & une des Fondatrices, c'est tout ce que vous avez besoin de savoir (a)  enfin... vous avez les détails sur le topic "La richesse des sources"
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 Ciará A. Sweajbel [état]

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