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 pride Δ roxanne

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Sujet: pride Δ roxanne
Mer 12 Fév - 10:37






give up on your pride
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Il est dix-sept heures. Tu es fatigué.
D'ailleurs, d'un point de vue purement technique, tu es toujours fatigué.
Parler te fatigue. Marcher te fatigue. Manger te fatigue. Dormir te fatigue. Vivre te fatigue. L'épuisement constant qui écorche tes traits te donne l'air plus vieux que tu ne l'es réellement, et si tu t'autorisais ne serait-ce qu'une once de vanité, tu en serais atterré ; mais fait est que tu n'es pas de ceux qui accordent tant d'importance à leur reflet qu'ils se ruinent allègrement en élixirs de jeunesse frauduleux ou tu ne sais quelle autre bêtise du même acabit. Seule une vague notion d'hygiène corporelle te pousse encore à te traîner sous la douche, démêler tes cheveux fins, te vêtir de sous-vêtements propres - non pas que qui que ce soit puisse en vérifier ne serait-ce que la couleur, mais l'idée reste la même. Au demeurant, tu as juste l'allure d'un célibataire endurci qui se préoccupe peu de son apparence, et ça tombe bien, puisque c'est précisément ce que tu es.

Tu as traîné ton corps amorphe jusqu'au musée Hadès, aujourd'hui encore. Tes visites sont de plus en plus fréquentes, presque quotidiennes. Les lieux sont vastes et silencieux, et tu ne connais pas de meilleure source d'inspiration que l'Art en lui-même - ce qui en soi, est assez pertinent. Quoi de plus simple que de vampiriser directement les idées de ceux qui s'expriment non par les mots mais par les couleurs ? Qui plus est, personne n'oserait te le reprocher. D'ailleurs personne ne t'adresse la parole, ce qui limite plus encore la teneur des éventuels dialogues -, exposé entre ses murs désertés. Quelque part, ces collections ont un aspect exhibitionniste ; au-delà des considérations triviales ("ceci est une nature morte", "ceci est un portrait", "ceci est une sculpture moderne"), c'est l'âme des peintres, sculpteurs, et autres prétentieux qui est mise à nu, à la disposition de la plèbe toute entière et sa détestable foule de curieux. Cela étant, tu serais bien en peine de les juger ; tu en dévoiles tout autant sur ta propre personne à travers tes romans.

Le problème, c'est que tu n'as rien d'intéressant à exploiter entre ces lignes. Ton existence est ennuyeuse, ton entourage est ennuyeux, tu es ennuyeux, et la qualité de tes écrits s'en ressent dramatiquement. Et ça t'inquiète. Ca t'inquiète, parce qu'outre le fait que ton travail d'auteur soit ton unique source de revenu, c'est surtout le seul domaine dans lequel tu as jamais été capable d'exceller - si tu perds ça, tu n'auras plus la moindre bouée de sauvetage à laquelle t'agripper pour ne pas sombrer dans le vortex de la vacuité humaine. Plus de monde fictif où trouver refuge.

Tu n'aurais jamais cru que ton imagination puisse se tarir.
Et pourtant tu es là, installé à même le sol dans une salle déserte, ton dos appuyé contre le mur et un carnet à la reliure abîmée serré entre les doigts. Tu es arrivé depuis deux heures, et pourtant, tu n'as pas été capable d'y inscrire quoi que ce soit d'autre qu'un ramassis d'inepties creuses dignes d'une préadolescente qui s'essaye à la dépression (oh, douleur, la douleur, elle pleut dans mon âme obscure pourquoi la mort). Ton regard, voilé par le sommeil, s'égare dans la contemplation d'un gigantesque tableau aux couleurs vives. Tu n'as jamais été particulièrement friand d'art abstrait, mais celui-ci t'a plu - ce qui n'est, de toute évidence pas suffisant pour aligner plus de dix mots. Tu n'es même plus capable de produire une description quelconque.
Tu laisses ta tête basculer en arrière, abattu, désemparé. Tu devrais rentrer à la maison avant que. Avant que quoi ? Il ne t'arrive jamais rien.
Lâchant finalement prise sur l'horripilante réalité de ton incompétence, tu t'abandonnes à l'étreinte douce-amère de Morphée.

Au beau milieu d'un conservatoire.
Bravo, Lux, ça, c'est un concept brillant.


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Sujet: Re: pride Δ roxanne
Mer 12 Fév - 11:16



TAISEZ  VOUS, VOUS FAITES BAISSER LE Q.I DE TOUTE LA RUE



Les relations commencent comme ça : par un rien. Un gigantesque rien. Un terrain miné par les grandes incertitudes et l'apparence aléatoire que pouvait offrir la vie. Oui apparence, parce que rares sont les êtres humains qui réfléchissent aux différents chemin qu'il peut entreprendre dans sa connaissance avec l'autre. C'était le cas de Roxanne, son cerveau constamment en marche contrairement à tous... tous ces abrutis qui pullulent autour de son égocentrisme, passant son temps à estimer la relation de vie d'une histoire d'amitié avec X ou Y personne, et cette espérance de vie se résignait très vite à tomber à zéro – voire même en-dessous par moment, tragique – et il avait donc fait le choix de se contenter de sa propre existence – de toute façon les conversations avec lui-même était bien plus intéressante. Parler avec un autre être humain sans avoir à le mépriser ou le rabaisser reviendrait à un miracle de sa part. Quoi, comment ça, discutez ? Votre évolution n'est pas terminée, revenez me voir quand vous aurez passer ce stade histoire de pouvoir envisager d'avoir à entretenir quelque chose d'intéressant, bye bye. Et il vous foutrait à la porte.
Un vrai bonheur de l'avoir comme supérieur, je vous assure.

Un vrai bonheur d'être sa secrétaire aussi, je vous assure.
Oh oui parce qu'être directeur de musée n'était pas forcément signe d'une classe extrême. Affalé sur son bureau, allongé (oui vous avez bien compris, allongé sur son bureau), en robe de chambre (oui vous avez encore bien compris), pieds nus (est-ce nécessaire de préciser que c'est encore la vérité) en train de fixer le plafond, Roxanne prenait les premiers papiers qui se pointaient sous ses doigts, les déchirant, en faisant de la neige, en la lançant au dessus de lui.

« Ennui. Ennui. Ennui. »


Marmonnait-il.
Voilà déjà près de trois heures qu'il était digne d'un animal échoué sur une plage, en l'occurrence il s'agirait d'un primate agonisant sur un tas de neige artificielle en papier blanc – probablement les commandes ou peut-être des devis importants, qui sait, il s'en fout de toute façon.

C'est alors qu'il vit les lumières à l'extérieur s'éteindre, signe que cette journée ennuyante prenait fin. S'il avait été presque humain, il se serait mis à sourire comme un enfant mais au lieu de ça, il se mit debout sur son bureau, se cognant maladroitement au lustre.

« ... Il était temps. »


Il soupire et saute de son estrade et. Et glisse lamentablement sur les papiers.

« Vous. Vous allez bien monsieur ? »


Sa secrétaire, fidèle au poste. Ou surtout à l'arrière de la porte, sans doute habituée au comportement étrange de notre presque-quanrantenaire.

« Je suis en réflexion totale sur l'existence même de votre travail, alors avant même que je décide qu'elle est moindre, je vous conseille de rentrer chez vous. »


Aimable, galant, délicat, l'homme parfait, qui en doutait ?

Tandis que le bâtiment s'abandonnait dans la pénombre du Royaume et après avoir transformé son bureau en véritable montagne de saleté, Lecter quittait les lieux – toujours en robe de chambre et pieds nus, parce qu'aujourd'hui il avait décidé de travailler dans cette tenue, à quoi bon perdre son temps avec un uniforme ridicule.
Roxanne avait croisé quelques gardiens, eux aussi habitués – ou juste exaspérés – par l'authenticité du directeur. Ce dernier marchait tranquillement sur le carrelage refroidi des grandes pièces et. Et puis il y avait ce truc, ce bipède qui.. dormait. Dans son musée. Les gens n'ont-ils aucun respect pour ce genre de lieu ?!

Le pas hâtif, le brun se positionna devant l'individu abandonné dans un rêve indéterminé.

« Vous feriez mieux de retourner sous votre pont plutôt que sous mon musée pour dormir, ou vous risquez d'avoir de sérieux problèmes. »


Sec, tranchant. Le pire ? Il l'avait dit suffisamment fort pour détruire les tympans de cette pauvre victime.


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    je sais par expérience que certaine des relations les plus réussies sont basées sur le mensonge et la tromperie, et puis que c’est ainsi qu’elles se terminent généralement. ça semble logique de commencer par là.
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Sujet: Re: pride Δ roxanne
Mer 12 Fév - 14:10






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Étendu dans une position relativement inconfortable, tu sombres complaisamment dans la dimension inquiétante des songes.
Tu rêves d'un univers très différent de celui auquel tu appartiens. Tu arpentes une ruelle obscure, d'un pas plus souple et allègre que ta démarche habituelle, arborant un sourire à t'en décrocher la mâchoire, un sourire crispé que tu n'arrives pas à effacer. Tu t'avances résolument. Tu ne sais pas où cette route mène mais tu es déterminé à en atteindre l'extrémité ; pourtant, en dépit de tous tes efforts, tu repasses encore et encore devant la même porte noircie par les années. Tu pensais suivre une ligne droite, mais tu tournes en rond. Tu reviens sur tes pas. Le décor a changé. Un mètre. Deux. Dix. La lumière du soleil t'aveugle. Elle n'est pas dorée, mais vert smaragdin, maladive, trop intense. Face à toi, dans cette détestable clarté, se tient un adolescent - du moins, ce qu'il en reste. Outre ses vêtements déchirés et tâchés de sang, l'empreinte boursouflée d'une corde qu'on a trop serrée orne sa gorge pâlie. Tu connais ce garçon : tu l'as inventé. Il tenait lieu de héros aux plus populaires de tes romans il y a quelques années, jusqu'à ce que, de dépit, tu le condamnes à une fin tragique, désespéré et abandonné de tous, à ton instar. Il t'observe, lève une main tremblante. Tu recules instinctivement, de peur qu'il ne se venge du destin cruel que tu lui as concocté, mais le coup ne vient pas. De l'index, il t'indique de te retourner, affichant un rictus qui te terrifie par la haine dont il déborde.
Et là, tu le vois. Derrière-toi, il y a un dragon. Une créature gigantesque, d'au-moins cent fois ta taille, son corps titanesque couvert d'écailles luisantes aux nuances fantastiques. Ses énormes iris jaunes, semblables à ceux d'un serpent monumental, sont fixés sur toi, proie dérisoire face à sa grandeur. Il s'approche à présent, ses pattes griffues s'enfonçant dans la terre alors qu'il se traîne lourdement dans ta direction. Sa gueule s'ouvre paresseusement, dévoilant des crocs jaunis et aiguisés, et tu comprends qu'il en est fini de toi. Tu n'es pas un chevalier, tu n'as pas d'épée magique à brandir pour te défendre ; tu n'es que du petit gibier pour ce terrifiant prédateur. Un. Deux. Trois. Plus près. Le souffle brûlant de la bête sur ta peau. Un. Deux. Au moment précis où les canines du monstre s'apprêtent à te trancher en deux sans l'ombre d'un regret, une voix gutturale s'échappe de sa gueule redoutable, retentissant avec tant de violence qu'elle t'arrache brutalement à ta torpeur.

« VOUS FERIEZ MIEUX DE RETOURNER SOUS VOTRE PONT QUE DANS MON MUSEE POUR DORMIR OU VOUS RISQUEZ D'AVOIR DE SERIEUX PROBLEMES. »
Gnnnnnnn ne me mange pas dragon qui parle nooon.
Tu ouvres brutalement les yeux, cherchant désespérément à reprendre ta respiration alors que ton cœur bat dans ta cage thoracique à l'en faire exploser. Attendez. C'est pas la maison ça. Attendez. Hein ?
Faute de reptile sanguinaire, un homme aux traits accusés et l'air passablement en colère te surplombe de toute sa hauteur - ce qui n'est pas très difficile étant donné que tu es littéralement aplati par terre - , et tu devines que les aberrations à propos de pont, de dormir, et de sérieux problèmes sont de son fait, et non pas directement issues de ton imagination débridée. Cependant, plusieurs évidences te frappent : 1) Tu dormais par terre au musée Hadès comme un miséreux au lieu de travailler, 2) Il fait probablement nuit à présent et ta présence est parfaitement illégale, 3) ton interlocuteur est en robe de chambre bleue. Un inconnu en robe de chambre bleue est en train de te reprocher ta sieste impromptue alors que lui-même semble tout à fait le genre de personnes disposées à s'allonger dans un coin tranquille pour piquer un somme - après tout, il est déjà vêtu de la tenue adéquate.

Tu te redresses de quelques centimètres, gratifiant ton vis-à-vis d'un regard hautement circonspect. Well. De toute évidence, il est trop tard pour fuir l'interaction sociale, et tu refuses catégoriquement de t'écraser devant la rage d'un fou furieux habillé de la sorte.

"- De sérieux problèmes, hm ? demandes-tu d'un air faussement terrifié - ce qui ne rend pas très bien, parce que tu viens de te réveiller, et que tu as urgemment besoin d'un café pour être capable de réfléchir correctement -, insufflant le plus de sarcasme possible dans tes intonations. Depuis quand est-ce que c'est un crime de dormir dans un lieu public après les heures de fermeture ? Ah. Oui. Toujours. J'oubliais. Allons bon, tant que ça. Qu'est-ce que vous allez me faire, m'étrangler avec la ceinture de votre peignoir ?"

Tu n'aurais probablement pas du dire ça et tu en as conscience. Tu es dans un conservatoire désert, et il est tout à fait possible que tu sois en présence d'un maniaque de l'homicide en quête d'une nouvelle victime à torturer. Superbe. Bravo. Tu aurais peut-être dû y penser avant d'ouvrir la bouche.
Tu te relèves maladroitement, récupérant au passage le carnet qui avait glissé de tes genoux pendant ton sommeil.

"- Qui plus est, un peu de politesse ne vous ferait aucun mal. Je n'avais aucunement l'intention de m'endormir dans votre musée, ajoutes-tu en te massant la tempe, insistant avec une ironie délibérée sur le pronom possessif. Qu'est-ce que vous êtes exactement, un fantôme ? La muse protectrice des arts ? Conceptuelle, votre toge."

Mais tu vas la fermer, oui ? Va-t-en, rentre tout de suite chez toi avant qu'il ne te bute, espèce de suicidaire.


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Sujet: Re: pride Δ roxanne
Jeu 13 Fév - 4:05



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«  De sérieux problèmes, hm ? Allons bon, tant que ça. Qu'est-ce que vous allez me faire, m'étrangler avec la ceinture de votre peignoir ? »


... Je pourrai faire bien pire que ça, et même sans la ceinture de mon peignoir, foutu nain de jardin. Roxanne arquait ses deux sourcils, soulignant ainsi les quelques plis de son front avant de fixer ce type complètement culotté. Oh non il n'avait pas vraiment l'habitude qu'on remette son autorité et sa crédibilité en question, surtout lorsqu'il s'agissait de... de... de ça ? Cette chose sans forme précise, un peu flasque et un peu translucide, avec des yeux de poisson et un faciès digne des rongeurs les plus immondes, la vieillesse marquée sur les traits de son visage, ou tout du moins le peu qu'il pouvait en constater à cause de l'obscurité – et dieu merci. Dans tous les cas, le visiteur semblait s'être endormi ici, et ne pas vouloir coopérer, ou plutôt quitter les lieux sans discuter. Bon sang, hurler sur les gens ça marche d'habitude ! Ok ce gars-là est juste un fichu légume, à peine plus énergétique qu'un concombre. Vous avez déjà vu un concombre en pleine forme, vous ? Non ? C'est normal, parce que c'est un concombre ! Stupides lecteurs, damn.
Penchant un peu la tête sur le côté, s'apprêtant à répondre de façon tout aussi cassante qu'il lui était permis, le directeur fut cependant coupé dans élan, à nouveau par le même individu :

«  Qu'est-ce que vous êtes exactement, un fantôme ? La muse protectrice des arts ? Conceptuelle, votre toge. »


Très bien, j'ai déclaré la guerre à un nain de jardin. Merveilleux.
Lecter soupirait de mépris, frottant son visage comme si le fait de parler à une personne lambda allait lui donner une violente maladie, ou des boutons. Toujours est-il que notre homme ne pouvait pas s'empêcher de sourire quelque peu, amusé –  même si l'euphorie est vite éphémère chez lui – à l'idée d'avoir quelqu'un à victimiser. Il aimait peut-être un peu trop son rôle de bourreau.

« Je suis très exactement Roxanne Orphée Lecter, directeur de ce musée depuis plusieurs années, je ne pense pas avoir besoin de montrer mes papiers je doute que vous sachiez lire ou même aligner une phrase correcte de toute façon. Considérez-moi plutôt comme la muse de mon propre espace anti-parasites et. Oh ? Que vois-je ? Un nain de jardin parasite encore endormi comme un bébé dans un coin. Quoi que, bébé, permettez-moi d'en douter. Il lui saisit le menton, comme s'il l’auscultait, faisant tourner le visage de l'inconnu. Les rides marquées, un regard de chien battu, une absence totale de sourire, des poches sous les yeux, mal rasé, des vêtements à bas prix et à l'apparence crasseuse, le dos courbé, l'absence totale d'intelligence qui se reflète de façon absolument épatante. Et pour l'amour du Ciel, ne perdez pas votre temps à me répondre vous risqueriez d'en perdre votre salive et finir aussi desséché qu'un pruneau. Bien que je dois avouer que vous en êtes déjà à un stade critique... »


Gros débit de parole, encore et encore. Ne vous as-t-on jamais prévenu qu'il ne valait mieux pas espérer d'engager une conversation quelconque avec Roxanne sans avoir à faire à son démon intérieur qui avait la fâcheuse tendance à rabaisser les autres autour de lui.
Terminant son discours sur un soupir, Lecter retirait son index et son pouce, regardant ces derniers avec un léger dégoût avant de s'essuyer dans l'un des pans de sa robe de chambre. Oh, d'ailleurs :

« Ce n'est pas une toge, c'est une robe de chambre au passage. Et, merde, je pourrais faire la discussion avec un pot de chambre que ça serait d'autant plus intéressant. Alors... »


D'un geste presque théâtrale, le brun fit un geste du bras, indiquant la sortie des lieux.

« Si vous voulez bien prendre la peine d'aller éparpiller votre saleté dehors »


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Sujet: Re: pride Δ roxanne
Sam 15 Fév - 23:11






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Tu es en train de démontrer par A + B que tu n'as rien de sympathique.
C'est dommage, parce qu'à bonne distance, tu parais presque fréquentable. Un peu timide, pas très intéressant, mais relativement courtois. L'ennui, c'est qu'il suffit que tu ouvres la bouche pour te transformer en une créature maussade et acrimonieuse, prête à se jeter à corps perdu dans n'importe quel duel linguistique qu'on aurait l'audace de te jeter - a fortiori lors d'un réveil brutal.

Il te serait pourtant aisé de t'excuser respectueusement auprès du sinistre inconnu et de retourner te terrer dans ta forteresse de solitude, mais rien n'y fait : tu es irascible, ce dragon - pardon, cet homme. Enfin, tu n'en sais trop rien, et tu n'écarteras pas les pans de cette robe de chambre pour vérifier - t'a déchiré les tympans, et il est hors de question que tu te laisses houspiller de la sorte sans réagir. Tu n'es pas de ces imbéciles passablement masochistes qui s'écrasent face à leurs bourreaux comme de vulgaires chihuahuas, toi.
Qui plus est, le grossier personnage susdit te toise avec un tel mépris que tu te demandes un instant s'il ne va pas sortir une bombe insecticide de son peignoir - peut-être même de son entrejambe, qu'en sais-tu après tout - pour te vaporiser du répulsif contre les mites dans les yeux. Ce qui serait extrêmement regrettable, car l'inévitable cécité prématurée qui s'ensuivrait mettrait définitivement fin à tes visites au musée. Ce qui est probablement tout ce que ce malotrus souhaite.

« Je suis très exactement Roxanne Orphée Lecter, directeur de ce musée depuis plusieurs années, je ne pense pas avoir besoin de montrer mes papiers je doute que vous sachiez lire ou même aligner une phrase correcte de toute façon. »
A cet instant précis, deux pensées te traversent. Premièrement : oh taisez-vous espèce de prétentieux je n'en ai très exactement rien à faire. Et deuxièmement : oups. Oui, oups. Parce que le nom qu'il vient de te jeter au visage ne t'est pas inconnu, sa réputation détestable l'ayant précédé - peu glorieusement, d'ailleurs. Tu as déclaré la guerre au pire fléau de Sidheim, et visiblement, le coup d'envoi a été donné.

«Considérez-moi plutôt comme la muse de mon propre espace anti-parasites et. Oh ? Que vois-je ? Un nain de jardin parasite encore endormi comme un bébé dans un coin. Quoi que, bébé, permettez-moi d'en douter. »
Un nain de jardin.
Roxanne Orphée Lecter vient de te qualifier de nain de jardin. Et bien que tu aies renoncé depuis longtemps à une poussée tardive de croissance, acceptant en définitive tes cent-soixante-neuf centimètres de haut, les commentaires sur ta taille ont tendance à t'horripiler.
Voilà qu'il t'agrippe le menton, maintenant, et tes traits se figent. Tu détestes qu'on te touche sans que tu aies préalablement accordé ta permission - ce que d'ailleurs, tu ne fais jamais - à l'importun.

«Les rides marquées, un regard de chien battu, une absence totale de sourire, des poches sous les yeux, mal rasé, des vêtements à bas prix et à l'apparence crasseuse, le dos courbé, l'absence totale d'intelligence qui se reflète de façon absolument épatante. »
Mais c'est qu'il t'insulte, le bougre.
Fait est que tu sais pertinemment qu'il a raison sur la quasi-totalité des imperfections qu'il désigne, à l'exception du fait que, primo, tes habits sont propres, et secundo, tu es brillant. Ou du moins assez intelligent pour décider que ce type mérite que tu lui colles une droite - mais tu ne t'es jamais battu, et tu ne vas probablement pas commencer à trente-quatre ans. D'ailleurs tu es presque certain que tu n'as pas l'air aussi vieux qu'il ne le prétend.

« Et pour l'amour du Ciel, ne perdez pas votre temps à me répondre vous risqueriez d'en perdre votre salive et finir aussi desséché qu'un pruneau. Bien que je dois avouer que vous en êtes déjà à un stade critique... »
Ah vraiment, et c'est quoi votre secret, à vous, pour conserver ce teint de jeune fille tout en parlant constamment pour ne rien dire ?
Tu laisses échapper un soupir - tant d'exaspération que de soulagement - alors qu'il cesse finalement d'examiner ton visage, te libérant de sa détestable étreinte en recommençant à déblatérer vainement. Ce n'est pas une toge, c'est une robe de chambre au passage, dit-il. Sans blague. Le sarcasme, vous connaissez ? Le sarcasme, le cynisme, l'ironie. Je sais reconnaître une robe de chambre quand j'en vois une, dieu du ciel, et d'ailleurs la votre est moche.

« ...Si vous voulez bien prendre la peine d'aller éparpiller votre saleté dehors. »
Voilà que monsieur t'indique la porte d'entrée avec une emphase exacerbée, digne d'un comédien de bas-étage qui s'essayerait à l'art dramatique. Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie, n'ai-je donc tant vécu que pour t'indiquer la sortie ? Faudra que je case ça quelque part, tiens.
Malheureusement pour lui - et pour toi -, tu n'as absolument pas l'intention de partir. Parce qu'en dépit de tes efforts quotidiens pour esquiver le concept même du conflit, tu es désormais profondément vexé, et que tu refuses de laisser cet affront sans réponse. Non mais pour qui il se prend, ce Roxanne Orphée Lecter ? Well, pour Roxanne Orphée Lecter. Seems legit.

"- Vous parlez trop, commences-tu en le toisant avec sévérité - ce qui est totalement inutile, bravo Lux -, tes bras croisés contre ton torse. Je n'ai que faire de votre pedigree, Roxanne Orphée Lecter. Mais puisque nous en sommes aux présentations à l'amiable, je m'appelle, très exactement, Lux Eden Grace, et je suis un écrivain reconnu, donc pardonnez-moi cette déception, mais je sais lire. Par ailleurs, je suis aussi capable d'aligner deux phrases sans insulter mon interlocuteur. Je pourrais vous apprendre, Roxanne Orphée Lecter, vous semblez en avoir bien besoin."


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Sujet: Re: pride Δ roxanne
Mar 18 Fév - 9:37



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« Vous parlez trop. »


Bien évidemment que je parle trop, je comble le silence que vous essayez d'interrompre avec vos remarques à deux sous. Oh non le voilà qui continue est-ce que je dois le frapper ou comment ça se passe ? Est-ce qu'au moins un type comme lui a des affinités avec qui que ce soit ? Dans ce cas-là, je pourrai peut-être envisager son meurtre et l'enfermer dans un des sarcophages, on y verra que du feu.
Roxanne le regardait, roulant des yeux, retenant de soupirer pour la énième fois, et bien que cela ne soit pas dans ses gênes que d'être courtois et malhonnête, il n'en demeurait pas moins un personnage important pour la vie culturelle de cette ville, et il lui suffirait de prononcer le mot de trop pour filer une mauvaise réputation au nom des Lecter, triste chose, eux qui ont toujours voulu n'être que des moins que rien, des fantômes dans ce si grand espace.

« Je n'ai que faire de votre pedigree, Roxanne Orphée Lecter. Mais puisque nous en sommes aux présentations à l'amiable, je m'appelle, très exactement, Lux Eden Grace, et je suis un écrivain reconnu, donc pardonnez-moi cette déception, mais je sais lire. Par ailleurs, je suis aussi capable d'aligner deux phrases sans insulter mon interlocuteur. Je pourrais vous apprendre, Roxanne Orphée Lecter, vous semblez en avoir bien besoin. »


Le brun tiquait. Insulte ? Où voyait-il des insultes, le bougre ?! Oh non ne me dites pas que de surnommer quelqu'un de petit farfadet ou nain de jardin était aussi une insulte ! L'être humain court à sa perte, c'est même très étonnant qu'il soit encore capable de communiquer avec des personnes supérieures à lui. Si on ne peut même plus être franc avec les autres, ce monde court à sa perte, c'est moi qui vous le dit. Le toisant de son mètre quatre-vingt, le menton remonté, la bouche un peu ouverte et les yeux rivés vers cette petite chose dont la fumée lui sortait des oreilles, Lecter eut cette folle envie que de lui tapoter gentiment le dessus du crâne avant de lui donner un coup de pied au cul pour le faire sortir d'ici sans discuter.
… Mais soyons sincères, il est tellement plus amusant que de maltraiter ces pauvres animaux qui n'ont même pas les capacités nécessaires pour atteindre le directeur du musée, orgueilleux comme pas deux Roxanne remuait la tête de haut en bas, les sourcils haussés, se moquant remarquablement de la tête de son interlocuteur qui, lui, ne prenait décidément pas la chose à la légère – et il valait mieux pour ce Lux.


« ... Jamais entendu parler. »


Dit-il, cash.
Quoi, j'avais pas dit que son point fort c'était la franchise ? Ledit Lux semblait s'affirmer en tant qu'écrivain reconnu, et en tant qu'artiste d'une certaine façon, il se faisait un bien fou à détruire les personnes ayant oublié de tourner leur langue au moins cinq fois dans leur propre bouche avant de débiter de telles sottises.
Roxanne ne put pas s'empêcher une seconde de plus de pouffer de rire, les yeux légèrement plissés, les quelques rides de son front soudainement mises en valeur alors que son sourire creusait ses joues.

« Lux... Vous... Vous survivez avec un prénom pareil ? »


Et le simple rictus devint hilare, se cachant le visage d'une main, sautillant sur place à force de rigoler, toutes ses dents apparentes. Oh il était d'un naturel moqueur, n'ayant aucune honte de son propre prénom féminin de toute manière – au diable la simplicité.

« J-Je crois que je vais... mourir de rire... »


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