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  KIDASKA M. NEDAKH - ETAT

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Date d'inscription : 08/02/2014
Messages : 6
ID card : 20 ans - Archiviste cachée du conseil - Sidheim + Bifrost




Sujet: KIDASKA M. NEDAKH - ETAT
Dim 9 Fév - 6:17


 KIDASKA M. NEDAKH
Un gneh vaut mieux qu'un conflit.

DÉNOMINATION ► KIDASKA M. NEDAKH
SURNOM ► Kida
AGE ► 20 ans
ORDRE ►Or
HABITATION ► Sidheim + Possède une habitation au Bifrost
LIEU DE NAISSANCE ►Bifrost
MÉTIER ►Archiviste – Membre du Conseil [Mais caché/anonyme]
AVATAR ► Nill – DOGS : Bullet and Carnage
On te jette une pierre, et tu la réceptionne avec style. Personne ne croit à tes mots, personne n'ose y croire. Tes pieds retrouvent l'équilibre sur le saut qui te sert de promontoire, et tu regardes avec crédulité la foule qui s'éclipse dans une nuée de poussière. Ah... Bifrost et ses âmes passagères.

- Mais puisque je vous dis que je peux le faire !
- Ah oui ? Alors voyons donc si tu peux nous citer ça !

Un homme avait déployé un bouquin de sa poche. Le titre reluisait d'or et de bronze, la couverture semblait à la fois précieuse et ternie par le temps. Ce type se dirigeait très certainement vers Sidheim , avec un objet de ce genre. Un objet qui n'était pas accessible à n'importe qui. Pas à toi. Tes joues se mirent à rosir, à mesure que tu te rapprochait pour décrypter l'écriture.

Les contes de Béhémas. Tome II.
Le titre était alléchant, mais son contenu... te plongea dans un profond néant.

- Alors ?!
- C'est que...
- Tu ne peux pas le faire, avoue !
- Pour que le sort fonctionne, il faudrait que je feuillette le livre avant...
- C'est une blague ? Va au diable, escroc !

De nouveau une humiliation, encore et toujours ces mêmes rires sarcastiques, ces visages déformés par leur propre cupidité.
Pourtant, tu souriais, tu le ferais toujours, c'était le meilleur moyen de s'en sortir.

▷ ▷ ▷

Parfois, les journées étaient plus clémentes, et ton travail se déroulait avec calme. La routine voulait qu'on te montre un livre, qu'on te demande une page, et même une ligne s'il le fallait, pour qu'ensuite démarre ton discours. Alors au début c'est sur, ils t'accusent tous de complot avec la personne qui demande, mais à l'usure, ils finissent par te croire, et te donnent quelques piécettes en échange.

Quand tu n'es pas au boulot, tu t'enfermes dans ton monde merveilleux, slalomant entre la ponctuation, dansant avec les mots. Tout n'est que passion et imagination quand tes yeux se posent sur un livre. Le passé, le présent comme le futur ne deviennent plus qu'un, une seule seconde, une goutte d'eau qui plonge dans des abysses plus grandes que toi, plus grandes que tout. Parfois les mots se recoupent, les récits se croisent, les contes s'opposent, les témoignages mentent ou démentent. C'est un jeu de piste pour toi, un cache-cache permanent duquel tu ressortira toujours gagnante.

C'est un rêve éveillé, une nuit d'été, des souvenirs qui petit à petit, rongeront ta personnalité.

▷ ▷ ▷

On t'avait déclaré hypermnésique lors de ton 9ème anniversaire, et depuis, c'était devenu objet à convoitise pour ta famille. « La seule intelligente » qu'on disait. Pourtant, il n'y avait rien d'intelligent à simplement se souvenir, jusque moindre détail, la moindre trace, le moindre trait d'une image, d'un texte, d'un visage.

Mais le problème, dans tout ça, c'est que quand on se souvient de tout avec une extrême précision, on a tendance à se perdre soit même dans ce contenu. Comme si tout son passé se résumait à la vieille. Un cerveau en ébullition constante. Et plus tu en sais, plus ça t’effraie. Tu te dis « Bordel, mais un jour ça va exploser non ? » et puis tu recommences ta lecture, parce que t'aimes ça, lire.

Du coup, petit à petit, sans t'en rendre compte, ton comportement est devenu instable, mené par des « envies » plus que par la raison. Tu ne veux plus chercher à calculer, juste suivre ce qui t'inspire, ce qui ne te demande aucune réflexion. Alors tu te met à faire des têtes ridicules, des blagues vaseuses, des commentaires stupides. Tu prends des airs de crétine en narrant des contes à l'envers, en changeant leur sens ou leur morale. Tu te rends plus vraiment compte que le monde évolue, et que toi, tu restes enfermée dans tes propres histoires.

▷ ▷ ▷

Ton nez se posa contre le bureau ; tu fermais les yeux un instant. Tout était noir, et pourtant, tout devint blanc en une fraction de seconde. Les mots défilaient rapidement, ils tournoyaient et défilaient sans s'arrêter. Ils s'entassaient, chacun voulant être encore plus important que le précédent. Ils se voulaient mis en valeur. Ils n' avaient pourtant pas assez de place. Alors ça devenait trop lumineux, étourdissant.

Alors tu rouvrais les yeux.

▷ ▷ ▷


«  Le chevalier en eut assez,
Des talonnades et des piques,
Il en sorti son épée,
Dansant tel un saltimbanque ;
- Assez, disait-il, assez,
Bientôt viendra l'heure ou vous ne serez plus que reliques »


Tes doigts refermèrent le livre avec douceur.
Les contes de Béhémas, Tome II, chapitre 46, dernier sermon. Il t'avait fallu une bonne moitié de semaine pour terminer sa rédaction. Ton souffle s'échappa sans un bruit. Ton rôle ici était terminé.
Tu te leva comme une princesse, soulevant l'ultime œuvre avec soin. Adieu la vieille salle poussiéreuse, bonjour les couloir infini de la bibliothèque restaurée. Celle qui avait jadis plié sous les flammes de l'invasion, se relevait aujourd'hui d'une manière encore plus imposante.

Ta main tendit le bouquin avec fierté, un sourire débile en guise de salut. Le tricentenaire qui était en charge des archives te jugea d'un certain regard. Un regard qui disait « Je ne comprend pas qu'une abrutie dans ton genre puisse réaliser une pareille restauration ». Alors toi, tu souriais encore plus, histoire de l'embêter jusqu'au bout.

Il t'avait fallut au total 5 mois pour ré-écrire la moitié des livres stockés qui s'étaient embrassés 8 ans plus tôt. Et le salaire à la clef t'avait garanti une sécurité pour toi et ta famille, au moins pour les deux prochaines années. Pour la première fois, tes doigts touchaient de l'or qui t'appartenait. Pour la première fois, tu savais ta famille protégée.

▷ ▷ ▷

Tes prunelles plongèrent avec sévérité dans celle du barbu obèse qui t'attendait à la sortie, avec son joli carrosse, ses jolies bagues, ces jolis tissus. Tu aurais presque grogné, s'il ne s'était pas excusé en premier d'apparaître ainsi sans prévenir. Ça crevait les yeux : Il venait du palais.

Il t'avait invitée à le rejoindre dans le carrosse, dans le but de passer un petit entretien de remerciement quant à la refonte de cette bibliothèque. Et pourtant.

Et pourtant, tu la voyais bien cette petite lueur dans ces yeux qui disait « Il y a quelque chose d'autre, mais vous le verrez bien en arrivant »

Comme il te voyait hésitante, il t'assura qu'un petit déjeuner digne du roi t'attendais là-bas. Chocolat chaud, viennoiseries... Le.parfait.bonheur. Appâtée comme un Myroma, te voilà en route avec un parfait inconnu, vers une direction tout aussi incertaine, mais avec des images à faire saliver plein la tête.

▷ ▷ ▷

Une fois arrivée, ta seule déception fut de ne pas apercevoir de croissant géant en guise d’accueil. A la place, il y a avait un palais, plutôt immense ; le palais royal. Ton escorte t'invita alors à rentrer. C'est bouche bée que tu te retrouva seule face à une immense porte.

Une immense porte, avec une toute petite serrure. T'approchant pas à pas en silence, tu faisais mine de regarder les décors au plafond à mesure que tu te rapprochais. Dans un élan furtif, ton dos s'était plié, juste assez pour que ton œil vienne se coller à la serrure.

- Grmbl..

Pas de lumière à l'intérieur. Seul un trou noir en guise de visuel. Où était donc caché ce petit déjeuner royal ?!

- Hum..

Ton corps entier tressaillit avant de se remettre droit. Cette voix masculine avait parlé calmement, mais cela donnait une certaine sévérité à ses mots. L'air de rien, ton doigts vint frotter avec frénésie la serrure.

- C'est que y'avait un peu de poussière.. m'voyez..

Ton visage se retourna enfin, affichant un sourire niait en guise de preuve. Sourire qui se crispa à la vue.. du roi en personne. Visage de marbre, une cicatrice sur le côté gauche du visage, une expression impénétrable. Pas de doutes, les bouquins disaient juste. Le vieillard barbu refit son apparition en courant. Essoufflé, il peina à tenir debout devant le roi.

- Je te.... présente.. huf huf.. sa majesté le Prince.

Sans blague, te chuchotait une petite voix.

Le prince, quant à lui, lui jeta un regard sérieux d'un air de dire « abrège »

- Et euh oui. Donc voilà, le prince ci présent a reconnu tes talents suite à ta participation auprès de la bibliothèque de Belen, et il souhaiterait te voir rejoindre ses rang.

Ton expression crédule en guise de réponse, le corps penaud et les yeux perdus. Le vieillard ne baissa pas les bras, il avait déjà son plan en tête.

- Pour ainsi dire, il souhaiterai te confier...

Les portes s'ouvrirent de manière théâtrale en ce même instant.

- Les clefs du savoir de la bibliothèque du palaiiiis !

Comme si toute avait été calculé. Les lumières firent éclat chacune à leur tour, dévoilant rangée par rangée la bibliothèque qui semblait interminable. Tout illuminait et scintillait. La préciosité de ce savoir avait lesté sur la pièce une odeur de rouille et de cuivre. Une odeur déjà familière.

Tes yeux se mirent à briller. On venait de te dévoiler un trésor caché, une mine d'or version papier. Un rêve de tout les jours, à toi l'ex-enfant de rue, qui savourait les livres plus que quiconque. Comme par magie, ton envie de chocolatine disparu tout aussitôt. Et ton seul désir, là, maintenant, c'était de foncer dans la gueule du loup.

Un pas en avant, et tu serais liée à cette pièce.
Un pas en arrière, et tu serais libre de quitter ce palais pour toujours.

▷ ▷ ▷

Tu avais opté pour l'avant finalement. C'était trop facile et trop rêvé. C'était trop tout pour que tu puisses y renoncer.
Ta seule condition fut ton anonymat. Tu n'étais pas de ceux avec des épaules forgées pour supporter le poids de la place royale. Tu étais encore moins de ceux dont le caractère empestait le sérieux et le savoir-vivre. Toi, tu serais la honte du conseil si tu étais présentée au grand jour. Une idiote, rien de plus. Et tu savais au combien l'hypocrisie pouvait être dangereuse. Tu voulais juste continuer d'être toi même, t'occuper de quelques affaires sans avoir à trop y penser. Sourire béatement était ce qui te permettait de ne pas te perdre dans tes pensées, alors te l'enlever serait te condamner à la folie.

Il fallait de tout au palais. Des grands, des petits. Des cons, des moins cons.
Une archiviste puérilement connaisseuse.


Derrière l'écran
Aloreuh moi c'est Maud, aka Rivae. Je... RP depuis longtemps.. Jsuis venue grâce au King. J'aime bien manger McDo, et les pâtes aussi.
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Date d'inscription : 08/01/2013
Messages : 129
ID card : Prout



Sujet: Re: KIDASKA M. NEDAKH - ETAT
Lun 10 Fév - 8:02


Félicitations
Héhé rien à redire ♥
J'adore ton personnage & la façon dont tu t'es approprié l'univers! Ta présentation était très agréable à lire & j'ai hâte de voir ce que ça donnera en rp **

Maintenant que tu es validé(e) tu peux aller recenser ton avatar, créer ta fiche de suivi, répondre au décret royal et, si tu en as envie, commencer un RP! Psst. N'oublie pas de compléter ton profil aussi ~
Enjoy!


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  KIDASKA M. NEDAKH - ETAT

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